Les professionnels du secteur de l’automobile peuvent être habilités à télétransmettre des opérations directement dans le système de traitement automatisé lié à l’immatriculation des véhicules. Mais les conditions de cette habilitation viennent d’être renforcées…
Immatriculation des véhicules et rôle des professionnels : une habilitation renforcée
Tout professionnel de l’automobile, entendu comme un professionnel exerçant, à titre principal et de manière effective, une activité professionnelle directement liée à la construction, à l’aménagement, à l’importation, à la réparation, à l’achat et à la vente, au financement, à la location ou à la destruction de véhicules automobiles ou remorqués, ainsi que de ses préposés, peut être habilité par la préfecture pour télétransmettre des opérations d’immatriculation dans le système de traitement automatisé.
Les conditions d’octroi de l’habilitation ainsi accordée aux professionnels de l’automobile, ainsi que les obligations et sanctions administratives qui leur sont applicables, sont renforcées.
L’habilitation repose désormais sur la signature successive de 2 conventions conclues pour 3 ans :
- une convention d’entreprise passée avec le préfet du siège ou de l’établissement principal : l’entreprise doit justifier d’au moins 3 ans d’existence légale et d’activité, d’un casier judiciaire vierge (bulletin no2 des dirigeants et associés), de la conformité à une enquête administrative de sécurité et d’un entretien préalable avec vérification d’identité ;
- une convention d’établissement passée avec le préfet du lieu d’exercice : l’établissement doit disposer d’un local dédié, justifier de la réalisation d’au moins 200 opérations d’immatriculation au cours de l’année précédente, respecter les exigences d’honorabilité et de sécurité (gérants et préposés) et satisfaire à un entretien préalable. Le professionnel de l’automobile est habilité au terme de la signature de la convention d’établissement.
Les conventions, d’entreprise et d’établissement, peuvent être suspendues ou résiliées :
- lorsque les conditions requises ne sont pas respectées ;
- lorsque tout changement, notamment d’adresse ou de dirigeant de l’entreprise, n’est pas signalé au préfet dans un délai de 15 jours ;
- en cas de négligence ;
- en cas de démarche frauduleuse ou de déclaration mensongère lors de la télétransmission d’une opération.
La suspension de la convention d’entreprise à laquelle est rattachée la convention d’établissement emporte la suspension de plein droit de cette dernière. Il en est de même en cas de résiliation ou de caducité.
Par dérogation, la préfecture peut suspendre la convention d’établissement, à titre conservatoire et pour 3 mois au maximum, dans un délai de 48 heures suivant le constat de l’un des cas suivants :
- en cas de démarche frauduleuse effectuée par le professionnel habilité et avérée après contrôle de la préfecture ;
- en cas d’atteinte ou de tentative d’atteinte au système de traitement automatisé ;
- en cas d’atteinte aux droits de la personne résultant des fichiers ou des traitements informatiques ou de falsification des marques de l’autorité.
Il faut enfin noter que toute demande de renouvellement de la convention d’entreprise ou de la convention d’établissement doit être adressée à la préfecture au moins 4 mois avant son expiration.
Les entreprises signataires de conventions d’habilitations antérieures au 27 juillet 2026 doivent se mettre en conformité avec ces nouvelles conditions. Il est précisé que les entreprises qui ne respecteraient pas ces nouvelles obligations pourraient se voir retirer leur habilitation.
Immatriculation des véhicules : une habilitation sous conditions – © Copyright WebLex

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